Plan de la visite Légende Suivez le guide
1. Place de l'Eglise: départ de la visite
2. Rue Saint Sauveur
3. Rue de l'Hôtel de ville
4. Rue Carnot
5. Place de la Halle
6. Rue de Villeroy
7. Place d'Armes
8. Rue de Paris
9. Les piliers
10. Rue de Crosne
11. Hôtel de Ville

1. Place de l'Eglise

On arrive à l'église par un petit square divisé en deux parties (c'est l'emplacement de l'ancien cimetière). Dans la partie droite (Est) se trouve une croix en pierre (Classée Monument Historique le 21 janvier 1908). Elle fut primitivement élevée vers 1510 sur la Place du Marché aux Fruits, en face le pilori où étaient exposés les condamnés de la Justice Seigneuriale. Renversée en 1793, elle fut placée où elle est, à la réouverture de l'Eglise. Dans la partie gauche (Ouest) est le Monument aux Morts. ( 1914 / 1918 )

 

 

2. Rue Saint Sauveur

Ainsi appelée au XVIème siècle, à cause d'une maison à l'enseigne du Saint Sauveur qui s'y trouvait en face de l'Eglise.

3. Rue de l'Hôtel de Ville

Ainsi nommée depuis 1840 parce qu'elle conduisait à la mairie qu'on venait d'y construire.
On y trouve:
- Un ancien auditoire (tribunal) royal et geôle, jusqu'à la Révolution. Ensuite, justice de Paix et Mairie, jusqu'en 1840.
- Hôtel du Marquis de Guiry, grand bailli d'épée du baillage royal de Magny. Style Henry IV et Louis XIII: brique encadrée de pierre. Escalier de bois Louis XIII. Au rez-de-chaussée, vaste cheminée fort curieuse.
- Vieilles mansardes en bois. Léger encorbellement, poutres apparentes.
- A l'extrémité d'une poutre, un écusson à trois fleurs de lys (celle du bas ressemble plutôt à une moucheture d'hermine), surmontée d'une couronne: cette maison est à l'ancienne hôtellerie de l'Ecu de France , que fréquentaient, au temps de la Ligue, les partisans du Roi.
Au coin avec la rue Carnot, belle Hornée. Au dessous se trouvait autrefois, en pan coupé, la porte de l'immeuble, ornée de reliefs de reliefs gothiques. La frise continue sur rue de l'Hôtel de Ville.Sous le pignon, en chiffres de fer forgé, la date de construction: 1555 - Maison dite de Henri II.

 

4. Rue Carnot

Le carrefour que la rue Carnot fait avec la rue de l'Hôtel de Ville, autrefois Grande Rue basse ou d'en Bas, et la rue de Villeroy, autrefois Grande Rue Haute ou d'en Haut, était le plus important de la ville avant la percée , au XVIIIème siècle, de la large voie qui, sous les noms actuels de la rue de Paris et nationale, détourne la circulation de Paris à Rouen. Ce carrefour s'appelait, depuis le XVIème siècle, le Malconseil, probablement à cause des conciliabules qu'y tenaient les malandrins, notamment au temps de la Ligue.

5. Place de la Halle

A l'époque gallo-romaine s'y trouvait un petit cimetière. AU Moyen-Age, on y aménagea un marché.

 

6. Rue de Villeroy

A gauche, coup d'oeil sur la rue des Boucheries ainsi nommée du temps où elle était occupée par cette corporation.
On y trouve
-Maison du début du XVIème siècle, à léger encorbellement. La poutre apparente est décorée de sculptures sur bois: au centre, feuille de chêne, parce que le propriétaire était un sieur du Chesne.
-Façade moderne. Mais les caves sont du XIIIème siècle. Elles se composent de deux galeries de trois travées chacune. Les voûtes sont sur croisées d'ogives très aiguës, à nerures grosses mais les hardies retombant sur des piliers courts et trapus ornés de chapiteaux sculptés. Contrairement à la légende locale, il ne s'agit ni d'un ancien temple, ni d'une chapelle souterraine, mais de caves luxieuses. Dans cette rue, une Vierge en bois avec inscription "1699 Notre Dame".
En descendant, se trouve la rue de la Ferrronnerie où se tenaient les quincailliers.

7. Place d'Armes

Ainsi nommée parce que s'y rassemblait la garde Nationale. A la fin du Moyen-Age et jusque sous Louis XIV, c'était le marché du blé.
On y trouve:

- Curieuses mansardes rondes; denticules sous la corniche (architecte: Damême).
- Le peintre Santerre, qui peignit pour Louis XIV, y naquit le 23 mars 1651 (C'est par erreur que la plaque apposée sur la porte la date du 1er janvier 1658: il y a eu confusion avec un autre Santerre). Belles mansardes. Dans le jardin, à gauche, fixé au mur, le bas-relief représentant les armoiries données à la ville de Magny par François 1er (armes de France, salamandre, armes des Villeroy) que M. de villeroy avait fixé à son hôtel seigneurial et que Lefevre, en 1826, avait accroché à une maison du passage qui porte son nom.
On a également trouvé des vestiges d'arcades ogivales du XIIIème siècle de la chapelle d'une communauté religieuse inconnue. Fronton triangulaire à signaler.

8. Rue de Paris

Rue ouverte par M. de Crosne en 1775 pour éviter les rues dangereuses. On y trouve un ancien relais de diligence: dans la cour, un grand auvent qui abritait les voitures. Mansardes intéressantes sur plusieurs maisons.

9. Les piliers

Au point de jonction des deux boulevards, quelques mètres en deçà des deux deux piliers, se trouvait depuis le XVIème siècle la porte de Paris: elle avait deux tours et un étage. En 1768, le seigneur de Magny, M. de Sénozan loua ces deux tours à un cabaretier. L'intendant Général de Rouen, M. de Crosne, fit démolir cette porte en 1777, parce qu'elle était trop étroite pour la route royale nouvellement constuite. Elle fut remplacée, un peu plus haut, par les deux piliers avec fontaine et réservoir. De nos jours ne subsitent que les Piliers.

10. Rue de Crosne

On y trouve:
- Une Maison Empire à fronton triangulaire percé d'un oeil de boeuf; décorations sous la corniche, pilastres.
- Maison Empire, fronton triangulaire à oeil de boeuf.
- dans le jardin, maison Empire: fronton riangulaire à oeil de boeuf; décorations sous la corniche. Au dessus de la porte, frise mythologique.

11. Hotêl de ville

Au n°20 de la rue de Crosne, maison à l'italienne (c'est à dire avec terrasse plate au lieu de toit) construite en 1786 par l'architecte Damême, né à Magny, pour M. Saussey, né aussi à Magny, qui s'était enrichi comme pharmacien à Saint Domingue, et qui devait être tué en 1791 surmontées de frontons trinagulaires: le deuxième, des ouvertures plus simples, le troisième n'a que d'étroits jours, couverts par un large attique. Elle a appartenu à M. Feuilloley, de la Cour de Cassation, dont on a parlé lors de l'affare Dreyfus. C'est à présent l'Hôtel de Ville.


Réalisation: TURNIER Stéphane

Toutes ces informations proviennent de l'office du tourisme de Magny-en-Vexin

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