Louis de Bassompierre (1610-1676)
Fils du maréchal François de Bassompierre et de Marie-Charlotte de Balzac d'Entragues.
Abbé de l'église Saint Volusien à Foix.
Evêque de Saintes.
Par Olivier Thill
1. Biographie
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En août 1610, naissance de Louis de Bassompierre à Paris.
Son père est François de Bassompierre (1579-1646), futur maréchal de France.
Son grand-père paternel est Christophe de Bassompierre (1547-1596).
Sa grand-mère paternelle est Louise Picard (?-?).
Sa mère est Marie-Charlotte de Balzac d'Entragues (?-?), sœur de Henriette de Balzac d'Entragues, marquise de Verneuil (1579-1633).
Son grand-père maternel est de François de Balzac, seigneur d'Entragues (1541-1613).
Sa grand-mère maternelle est Marie Touchet (1549-1638).
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Le 17 août 1610, Louis de Bassompierre est baptisé une première fois dans l'église saint Paul, à Paris.
Le 22 mai 1613, Louis de Bassompierre est baptisé une seconde fois dans l'église saint Paul, à Paris.
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En 1620, son père, François de Bassompierre, se bat pour Louis XIII contre Marie de Médicis et ses partisans lors de l'affrontement du Pont de Cé.
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En 1622, son père, François de Bassompierre, est nommé maréchal.
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Entre 1621 et 1631, naissance d'un demi-frère de Louis de Bassompierre, fils de François de Bassompierre et de la princesse Louise-Marguerite de Conti, veuve depuis 1614. Ce demi-frère est appelé François de la Tour-Bassompierre.
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Louis de Bassompierre est abbé de l'église St Volusien, dans la ville de Foix, en Ariège.
L'église de saint Volusien avait été reconstruite en 1609 par l'abbé Pierre de Caulet.
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Louis de Bassompierre est abbé de l'église St Georges de Boscherville dans le diocèse de Rouen.
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De 1631 à 1643, son père, François de Bassompierre, est emprisonné à la Bastille à cause de ses liens avec Gaston d'Orléans et avec la princesse de Conti. Richelieu l'a fait enfermé après la "journée des dupes", et il faudra attendre la mort de Richelieu pour que sa libération ait lieu.
- En 1638, à la mort de sa grand-mère maternelle, Marie Touchet, sa mère hérite de la seigneurie de Chemault, qu'elle cède en 1644 à Henri de Guénégaud, seigneur du Plessis-Belleville.
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Le 12 octobre 1646, son père, François de Bassompierre, meurt d'apoplexie à Provins.
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En 1646, Louis de Bassompierre va à Rome, avec M. de Souvré et Louis Gorin de Saint-Amour.
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En 1647, Louis de Bassompierre est nommé évêque de Saintes en Charente maritime. Il succède à Jacques-Raoul de La Guibougère, qui a été transféré à Maillezais puis à La Rochelle. A partir de ce moment Louis De Bassompierre est souvent appelé Monsieur de Xaintes. Saint Vincent de Paul développe une petite correspondance avec Louis de Bassompierre au sujet des affaires ecclésiastiques du diocèse.
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En 1665, Louis de Bassompierre vend l'Hôtel de la place royale (future numéro 23 de la place des Vosges) qui appartenait à sa mère depuis 1624. Il est acheté par l'Hôtel-Dieu, qui le met en location.
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Louis de Bassompierre devient premier aumônier de Philippe de France, duc d'Orléans.
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Le 1er juillet 1676, Louis de Bassompierre meurt. Il est enterré à Saintes.
2. Documents
Antoine Adam, note 5 dans Tallemant des Réaux, Historiettes, Gallimard, bibliothèque de la pléiade, 1960, vol. 1, page 1204 :
Louis de Bassompierre fut baptisé le 17 août 1610. Il fut abbé de Saint-Volusien de Foix, puis évêque de Saintes en 1647. Il mourut en juillet 1676.
Antoine Adam, note 6 dans Tallemant des Réaux, Historiettes, Gallimard, bibliothèque de la pléiade, 1960, vol. 1, page 1205 :
[une lettre] du 21 juillet 1610, un mois avant la naissance de Louis de Bassompierre (P. BONDOIS, Le maréchal de Bassompierre, p. 98).
Antoine Adam, note 6 dans Tallemant des Réaux, Historiettes, Gallimard, bibliothèque de la pléiade, 1960, vol. 1, page 1205 :
Le 17 août suivant [1610], Bassompierre assitait, en l'église Saint-Paul, au baptême de l'enfant que venait de mettre au monde son amie, et dont il était probablement le père. Mais aussitôt que la Régence [de Marie de Medicis] fut proclamée, Bassompierre fit savoir qu'il se refusait d'épouser Marie-Charlotte d'Entrague.
Antoine Adam, note 6 dans Tallemant des Réaux, Historiettes, Gallimard, bibliothèque de la pléiade, 1960, vol. 1, page 1205 :
le 22 mai [1613], Louis de Bassompierre fut à nouveau baptisé, à Saint-Paul également, et l'acte de baptême ne laissait aucune obscurité sur la réalité du mariage des parents. Louis de Bassompierre était déclaré "fils de Messire Françcois de Bassompierre, chevalier, seigneur dudit lieu, coronel général des Suisses, coronel de cinq cens chevaulx Restres, et de dame Marie-Charlotte de Balsac, sa femme". Le parrain était Charles de Balzac, évêque-comte de Noyon, et la marraine Charlotte de Montmorency, comtesse d'Auvergne.
Tallemant des Réaux, Historiettes, Gallimard, bibliothèque de la pléiade, 1960, vol. 1, page 598 :
Mlle d'Entragues eut un filz de Bassompierre, qu'on appella long-temps l'abbé de Bassompierre ; c'est aujourd'huy M. de Xaintes. Elle pretendit obliger Bassompierre à l'espouser ; la cause fut r'envoyée au parlement de Roüen, il y gaigna son procez.
Tallemant des Réaux, Historiettes, Gallimard, bibliothèque de la pléiade, 1960, vol.2, page 859 :
M. de Xaintes, filz naturel du mareschal de Bassompierre, dit qu'une nuict, il fut reveillé par un coup de pistollet qu'on tira dans sa chambre.
"Qu'est-ce que cela ?"
"C'est, Monsieur, que j'avois peur qu'une souris ne vous resveillast, et je l'ay tuée."
Tallemant des Réaux, Historiettes, Gallimard, bibliothèque de la pléiade, 1960, vol. 1, page 599 :
Il [François de Bassompierre] eut un filz de la princesse de Conty, qu'on a appellé la Tour-Bassompierre ; on croit qu'il l'eust reconnu s'il en eust le loisir. Ce la Tour estoit brave et bien fait. En un combat où il servoit de second, ayant affaire à un homme qui depuis quelques années estoit estropié du bras droit, mais qui avoit eu le loisir de s'accoustumer à se servir du bras gauche, il se laissa lier le bras droit et battit pourtant son homme. Il logeoit chez le Mareschal ; depuis il est mort de maladie.
Antoine Adam, note 8 dans Tallemant des Réaux, Historiettes, Gallimard, bibliothèque de la pléiade, 1960, vol. 1, page 1207 :
Bassompierre a un mot, fort discret, sur ce fils. Il écrit dans son Journal : "La Tour, fils d'une princesse et d'une personne illustre, est party pour aller avec Gassion le trente [juin 1640]." Les deux paternités illégitimes de Bassompierre étaient notoires et publiques. Olivier Lefèvre d'Ormesson note dans son Journal : "Le mardy 23 octobre [1646], j'appris que M. le lieutenant civil levant le scellé chez M. de Bassompierre, M. de la Tour s'y estoit opposé en qualité de fils naturel et légitime de luy et de Mme la princesse de Conty, comme aussy l'abbé de Bassompierre, fils naturel et légitime de luy et de Mme de Bassompierre. Aussy elle avoit pris le deuil avec les mesmes cérémonies que les veuves des maréchaux de France" (I, p. 367.)
Antoine Adam, note 9 dans Tallemant des Réaux, Historiettes, Gallimard, bibliothèque de la pléiade, 1960, vol. 1, page 1207 :
D'après les Mémoires de Goulas (II, p. 367), le jeune La Tour-Bassompierre ne mourut pas de maladie, mais fut tué sur la côte de Naples près de Salerne en 1648.
Sainte-Beuve, Port Royal, vol. 2, pages 513-514 :
[le fils du cocher de Louis XIII] décrit par Brienne :
"Louis Gorin De Saint-Amour, fils du cocher de Louis XIII, que sa majesté aimoit fort à cause de son adresse à bien mener son carrosse, et pour quelques autres bonnes qualités qui
étoient dans ce cocher du corps ; ... etc. ce frais et gaillard Saint-Amour, la fleur de l'école, comme dirait plus élégamment Bossuet, était déjà alé deux fois à Rome, avant d'y faire l'avocat d'office du pati. Une première fois, n'étant que licencié, en 1646, il y avait accompagné M De Souvré, l'abbé De Bassompierre et autres jeunes gens de qualité. [...]"