Louis de Bassompierre
Louis de Bassompierre (1610-1676)
Fils du maréchal François de Bassompierre et de Marie-Charlotte de Balzac d'Entragues.
Abbé de l'église Saint Volusien à Foix.
Evêque de Saintes.
Par Olivier Thill
1. Biographie

2. Documents

Antoine Adam, note 5 dans Tallemant des Réaux, Historiettes, Gallimard, bibliothèque de la pléiade, 1960, vol. 1, page 1204 :

Louis de Bassompierre fut baptisé le 17 août 1610. Il fut abbé de Saint-Volusien de Foix, puis évêque de Saintes en 1647. Il mourut en juillet 1676.
Antoine Adam, note 6 dans Tallemant des Réaux, Historiettes, Gallimard, bibliothèque de la pléiade, 1960, vol. 1, page 1205 :
[une lettre] du 21 juillet 1610, un mois avant la naissance de Louis de Bassompierre (P. BONDOIS, Le maréchal de Bassompierre, p. 98).
Antoine Adam, note 6 dans Tallemant des Réaux, Historiettes, Gallimard, bibliothèque de la pléiade, 1960, vol. 1, page 1205 :
Le 17 août suivant [1610], Bassompierre assitait, en l'église Saint-Paul, au baptême de l'enfant que venait de mettre au monde son amie, et dont il était probablement le père. Mais aussitôt que la Régence [de Marie de Medicis] fut proclamée, Bassompierre fit savoir qu'il se refusait d'épouser Marie-Charlotte d'Entrague.
Antoine Adam, note 6 dans Tallemant des Réaux, Historiettes, Gallimard, bibliothèque de la pléiade, 1960, vol. 1, page 1205 :
le 22 mai [1613], Louis de Bassompierre fut à nouveau baptisé, à Saint-Paul également, et l'acte de baptême ne laissait aucune obscurité sur la réalité du mariage des parents. Louis de Bassompierre était déclaré "fils de Messire Françcois de Bassompierre, chevalier, seigneur dudit lieu, coronel général des Suisses, coronel de cinq cens chevaulx Restres, et de dame Marie-Charlotte de Balsac, sa femme". Le parrain était Charles de Balzac, évêque-comte de Noyon, et la marraine Charlotte de Montmorency, comtesse d'Auvergne.
Tallemant des Réaux, Historiettes, Gallimard, bibliothèque de la pléiade, 1960, vol. 1, page 598 :
Mlle d'Entragues eut un filz de Bassompierre, qu'on appella long-temps l'abbé de Bassompierre ; c'est aujourd'huy M. de Xaintes. Elle pretendit obliger Bassompierre à l'espouser ; la cause fut r'envoyée au parlement de Roüen, il y gaigna son procez.
Tallemant des Réaux, Historiettes, Gallimard, bibliothèque de la pléiade, 1960, vol.2, page 859 :
M. de Xaintes, filz naturel du mareschal de Bassompierre, dit qu'une nuict, il fut reveillé par un coup de pistollet qu'on tira dans sa chambre.
"Qu'est-ce que cela ?"
"C'est, Monsieur, que j'avois peur qu'une souris ne vous resveillast, et je l'ay tuée."
Tallemant des Réaux, Historiettes, Gallimard, bibliothèque de la pléiade, 1960, vol. 1, page 599 :
Il [François de Bassompierre] eut un filz de la princesse de Conty, qu'on a appellé la Tour-Bassompierre ; on croit qu'il l'eust reconnu s'il en eust le loisir. Ce la Tour estoit brave et bien fait. En un combat où il servoit de second, ayant affaire à un homme qui depuis quelques années estoit estropié du bras droit, mais qui avoit eu le loisir de s'accoustumer à se servir du bras gauche, il se laissa lier le bras droit et battit pourtant son homme. Il logeoit chez le Mareschal ; depuis il est mort de maladie.
Antoine Adam, note 8 dans Tallemant des Réaux, Historiettes, Gallimard, bibliothèque de la pléiade, 1960, vol. 1, page 1207 :
Bassompierre a un mot, fort discret, sur ce fils. Il écrit dans son Journal : "La Tour, fils d'une princesse et d'une personne illustre, est party pour aller avec Gassion le trente [juin 1640]." Les deux paternités illégitimes de Bassompierre étaient notoires et publiques. Olivier Lefèvre d'Ormesson note dans son Journal : "Le mardy 23 octobre [1646], j'appris que M. le lieutenant civil levant le scellé chez M. de Bassompierre, M. de la Tour s'y estoit opposé en qualité de fils naturel et légitime de luy et de Mme la princesse de Conty, comme aussy l'abbé de Bassompierre, fils naturel et légitime de luy et de Mme de Bassompierre. Aussy elle avoit pris le deuil avec les mesmes cérémonies que les veuves des maréchaux de France" (I, p. 367.)
Antoine Adam, note 9 dans Tallemant des Réaux, Historiettes, Gallimard, bibliothèque de la pléiade, 1960, vol. 1, page 1207 :
D'après les Mémoires de Goulas (II, p. 367), le jeune La Tour-Bassompierre ne mourut pas de maladie, mais fut tué sur la côte de Naples près de Salerne en 1648.
Sainte-Beuve, Port Royal, vol. 2, pages 513-514 :
[le fils du cocher de Louis XIII] décrit par Brienne : "Louis Gorin De Saint-Amour, fils du cocher de Louis XIII, que sa majesté aimoit fort à cause de son adresse à bien mener son carrosse, et pour quelques autres bonnes qualités qui étoient dans ce cocher du corps ; ... etc. ce frais et gaillard Saint-Amour, la fleur de l'école, comme dirait plus élégamment Bossuet, était déjà alé deux fois à Rome, avant d'y faire l'avocat d'office du pati. Une première fois, n'étant que licencié, en 1646, il y avait accompagné M De Souvré, l'abbé De Bassompierre et autres jeunes gens de qualité. [...]"

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