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La spéléologie
Le réseau souterrain de la dent de CrollesLa dent de Crolles offre un réseau souterrain qui fut longtemps mythique pour les spéléologues. Dans les années 40 il était même connu pour être le plus profond du monde. Depuis, une très grande partie en a été explorée découvrant un enchevêtrement de plus de 50 Km de galeries et de puits dont certains ont plus de 100 m de haut. Enchevêtrement est le mot lorsqu'on étudie la topographie du réseau. Celui-ci est parcouru par une multitude de galeries de toutes tailles se croisant sur plusieurs niveaux interconnectés par des puits sur une orientation générale nord sud. Malgré sa taille, il est possible que tout n'ait pas été encore exploré, et les spéléologues cherchent encore à l'agrandir en fouillant ses moindres recoins. Aujourd'hui le réseau est accessible par 7 entrées dont la plus connue est celle du trou du Glaz située à l'altitude de 1700 m en face ouest. Cette grotte est facilement accessible car située sur un des chemins qui mène au sommet de la dent.
L'entrée du trou du Glaz Toujours en face ouest mais plus au nord se trouve la grotte du Guiers Mort qui à, l'altitude de 1300 m, est le point le plus bas du réseau.
L'entrée du Guiers Mort vue de l'interieur Du fait de sa situation de point bas, cette grotte est la source d'une rivière du même nom : le Guiers Mort. Cette rivière résulte des eaux de ruissellement récoltées par le réseau souterrain lors de la fonte des neiges ou lorsqu'il pleut sur le plateau de la dent de Crolles. A peu prés au même niveau que le trou du Glaz mais sur la face est cette fois, se trouvent la grotte Annette Bouchacourt et la grotte Chevalier. Cette dernière constitue la galerie la plus vaste du réseau avec trente mètres de large à certains endroits pour une hauteur d'une vingtaine de mètres. Plus haut dans la falaise, au-dessus de ces deux grottes se trouve l'entrée de la grotte des Montagnards.
L'entrée de la Grotte Annette Le réseau est aussi accessible du plateau sommital de la dent grâce à deux puits nommés P40 et gouffre Thérèse. Ces deux puits sont situés environ à l'altitude de 1900m.
L'entrée du P40 vue d'en bas Les explorations les plus courantesComme toutes les entrées du réseau sont reliées entre elles cela permet de rentrer par un coté et de sortir par un autre. Les traversées les plus parcourues partent du trou du Glaz et finissent à la grotte Annette, la grotte Chevalier ou la grotte du Guiers mort. Les deux premières sont situées dans le réseau fossile de la dent et les galeries ne se noient jamais. Néanmoins quelques puits, comme ceux de la Lanterne, peuvent être très arrosés par forte pluie. Sur ces deux parcours une dizaine de puits doivent être descendus, dont un très beau de 55 m (puits Maurice) dans la traversée trou du Glaz - grotte Chevalier La traversé trou du Glaz - Guiers Mort permet de visiter de grandes galeries fossiles comme la galerie du Solitaire, le boulevard de Tritons, le Métro ou de descendre dans l'étage actif du réseau.
Légende: - En bleu: Traversée Trou du Glaz - Grotte
Annette.
En dehors des traversées, des explorations intéressantes peuvent être entreprises à partir de la grotte du Guiers mort ou du trou du Glaz. A partir du Guiers Mort, en passant
par le réseau Sanguin, on peut visiter toutes les grandes galeries de
la traversé trou du Glaz-Guiers Mort. Le passage par le Labyrinthe mène
dans la partie de l'actif du réseau ou coule le Guiers Mort. A partir du trou du Glaz, les possibilités sont un peu plus restreintes. On peut néanmoins se promener jusqu'à la très jolie salle du dôme en visitant au passage, le puits de l'Escargot, les méandres de la rivière Serpentine, la salle des Douches, le plancher; stalagmitique et le départ des puits de la Lanterne. Cette promenade a l'avantage de ne requérir qu'un minimum d'équipement puisqu'elle est exempte de puits à descendre ou à remonter.
Le plancher stalagmitique de la salle du dôme Quel que soit le parcours envisagé, toujours se munir de la topographie du réseau et ne pas hésiter à faire du repérage avant de se lancer dans des explorations au cheminement complexe. Même avec la topographie, il n'est pas rare de tourner en rond quelque temps avant de retrouver son chemin. Le réseau souterrain de la dent de Crolles et très dense ce qui permet un grand nombre d'explorations différentes regroupées dans un relativement faible volume d'où son intérêt et sa complexité.
Stalagtites allongées par le courant d'air Si vous êtes intéressé par la dent de Crolles je vous conseille de lire l'excellent livre édité par le comité départemental de spéléologie de l'Isère ''La Dent de Crolles et son réseau souterrain''. Vous y trouverez un descriptif de sa flore et des activités sportives qui s'y pratiquent, l'histoire de son exploration souterraine, un atlas de son réseau souterrain, la description d'une dizaine d'itinéraires à travers celui-ci et des explications sur la géologie de la dent. Le matériel utiliséOn peut classer le matériel
courant utilisé en spéléologie en trois parties :
L'éclairage Une panne d'éclairage
sous terre rend toute progression impossible, on se cogne de partout, on risque
de tomber dans un puits et de toute façon on ne sait pas ou on va. Dans
ce cas il vaut mieux s'installer le plus confortablement possible et attendre
les secours. L'éclairage est vital il doit donc être redondant
pour plus de sécurité.
On utilise pour cela deux types de lampe :
Les cordesLes cordes sont très utilisées en spéléologie. Elle permettent de descendre les puits, les remonter, s'assurer lorsqu'on longe un puit, progresser au dessus d'une rivière... En spéléologie on utilise des cordes dites statiques qui sont différentes des cordes dynamiques utilisées en escalade. La technique de progression en escalade ou le premier de cordé grimpe ''en tête'', implique que si celui-ci dévisse, il peut être amené à subir une chute libre de plusieurs mètres avant d'être retenu par la corde. Si les cordes d'escalade n'étaient pas élastiques, le grimpeur, la corde et le matériel permettant de l'assurer recevraient un choc violent. Ce choc peut entraîner la rupture de la corde et du matériel de sécurité (que dire du grimpeur !). heureusement les cordes d'escalade sont élastiques ce qui leur permet d'absorber progressivement l'énergie d'une chute éventuelle et de limiter les conséquences de celle-ci. Par contre, les cordes statiques de spéléologie n'ont pas cette élasticité, elles ne sont pas faites pour encaisser le choc du à une chute libre. Heureusement ceci n'a pas d'incidence car le spéléologue n'a, normalement, jamais à subir de chute libre. Les cordes de spéléologie sont plus résistantes à l'abrasion que les cordes dynamiques car tressées plus serré, du coup elles sont aussi moins souples. La progression sur cordeLe matériel
de descente
Pour descendre le long d'une corde, le spéléologue utilise un descendeur. Le descendeur se fixe sur le baudrier et, grâce aux frottements dus au cheminement qu'il impose à la corde, il permet de contrôler sa vitesse.
Le matériel
de remonté
Une technique très importante en spéléologie est la remontée sur corde. En effet lors de nos promenade souterraines, lorsqu'on descend un puits a l'aller il faut pouvoir le remonter au retour ! Pour cela la remontée sur corde utilise deux bloqueurs :
Le bloqueur de poitrine qui, relié au baudrier, permet de rester pendu sur la corde (en jaune à gauche). La poignée bloqueuse et sa pédale qui permet de se hisser sur la corde (en bleu à droite).
Entrée de la grotte Chevalier
Le haut du méandre du P40
Le depart du P40
Les lapiazs autour du P40
Bernard à la remonté du P40
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