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Histoire de mariages

Le mariage de Annick Letort
et André Brault à Ploubalay (22)

Les Dates Anniversaires des Noces






Pour les couples performants en longévité :

55 ans = "Noces d'Emeraude"
60 ans = "Noces de diamant"
65 ans = "Noces de saphir/palissandre"
70 ans = "Noces de platine"
75 ans = "Noces d'albâtre"
80 ans = "Noces de chêne"
85 ans = "Noces d'uranium"


Il existe plusieurs spécificités par régions et surtout par pays.
Chez les anglo-saxons par exemple :
10 ans = fer, 20 ans = porcelaine, 30 ans = diamant,
65 ans = palissandre...

"Quand nos ancêtres festoyaient"

Déjà, nos ancêtres savaient organiser des fêtes suivant des rituels bien établis.
Du cortège à la nuit de noce, tout est codifié.

Les quelques jours avant la cérémonie, les familles s'occupent du repas, des toilettes, notamment pour l'équipe féminine.
La robe de la mariée est traditionnellement de couleur vive, selon les régions, la tenue est remplie de symboles. En Bretagne les couleurs sont variées jusqu'à la première moitié du XIXe siècle pour ensuite se transformer en robe noire - l'apparition du blanc sera plus tardif en apparaissant qu'à la fin des années 1890/1900.

Le futur, lui, enterre sa vie de garçon avec ses camarades en offrant un bon repas, durant lequel les plaisanteries grivoise ne manquent pas.

Le matin même des noces, c'est l'occasion pour le groupe de jeunes de se retrouver devant le domicile de la mariée et de s'exprimer sans arrêt en simulant des barrages, s'opposant à son mariage (allant jusqu'à essayer d'enlever la mariée) à moins de certaines compensations.

Les noces comportent 3 moments forts :
- La cérémonie à l'église.
- Le repas qui scelle les familles.
- La nuit de fête avec la "consommation" des époux.

LE CORTEGE
Toujours organisé selon un ordre précis, il est toujours accompagné de musiciens (en Bretagne binious et bombarde sont de rigueur). La future mariée au bras de son père en avant, les invités ensuite et le futur marié ferme la marche au bras de sa mère.

L'EGLISE

Le curé reçoit les consentements des époux, bénit le couple, les anneaux et les pièces de monnaie qu'offre la mari à sa femme. Le tout se fait devant témoins.
Suite au Concile de Trente, les curés étaient obligés de tenir des registres paroissiaux. Les époux viennent signer le registre - si les époux s'avaient écrire.

La sortie de la messe est l'occasion de jeter à la volée aux pauvres, une poignée de grain ou des pièces - aujourd'hui, c'est l'inverse, ce sont les invités qui lancent les marques du bonheur.

LE REPAS
Il se fait à la maison du père de la mariée. Les festin est à l'image de la richesse des familles.
Se déroulant le plus souvent dans la grange rénovée pour l'occasion, le repas est très long et "gargantuesque": canards, agneaux... le tout arrosé comme il se doit - en Bretagne, le cidre est à l'honneur. Les chansons paillardes, les plaisanteries, accompagnent les heures qui passent.
Le clou de la fête est le retrait de la jarretière, un garçon d'honneur persuade la mariée de se laisser enlever sa jarretière. Elle sera ensuite découpée et distribuée aux jeunes. Ce n'est qu'au XIXe qu'elle sera mise aux enchères.

Le bal est ouvert par la mariée qui doit danser avec tous les invités.
Ensuite les mariés vont être aidés par les jeunes filles pour s'éclipser, mais les jeunes hommes font tout ce qu'ils peuvent pour empêcher l'escapade en multipliant les plaisanteries - les boites de conserves derrière la voiture d'aujourd'hui, pour signaler le départ est un reste de cette coutume.

Les époux se retrouvent dans la chambre nuptiale, mais bien sûr, le groupe de jeunes retrouvent le couple et c'est l'occasion de la soupe à prendre avec une cuillère percée (suivant les région : soupe à l'oignon, au vin épicé, pain et lait).
Au moment du coucher, le groupe de jeunes continue les plaisanteries les plus grasses et les jeunes veulent pouvoir témoigner que l'acte à été fait.

LES JOURS APRES
Messes et repas offerts par les mariés, continueront à jouer un rôle de consécration du mariage.

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Extrait : "La revue française de Généalogie" Jean-Louis Beaucarnot - rfg@wanadoo.fr

L'église catholique considère le mariage comme un acte religieux. Pour elle, c'est un sacrement.
Les théologiens ont longtemps discuté, au Moyen Age, pour déterminé à quel moment se forme le lien marital :
est-ce lors de l'échange des consentements ou par le premier rapport conjugal ? On conclut finalement qu'il y a mariage dès l'échange des consentements.

Plus tard les légistes et juristes voulurent distinguer le " contrat ", qui fait entrer dans l'institution matrimoniale, du " sacrement " : on soumettait alors le contrat au pouvoir civil, lequel avait autorité pour le rompre, d'où l'instauration du divorce, l'époque de la Révolution.

Louis XVI institua en 1787 une forme civile du mariage pour les non-catholiques. Avant, seul existait le mariage en présence du curé de la paroisse, institué par le concile de Trente (1563). Depuis la loi du 18 germinal an X, le mariage civil institué en 1792 doit précéder la célébration du mariage religieux.

Tout ministre d'un culte qui procédera aux cérémonies religieuses d'un mariage sans qu'il lui ait été justifié d'un acte de mariage préalable sera puni d'une amende.

Le mariage de nuit (souvent minuit) était courant dans la haute société du XVIIIe et au début du XIXe. Thiers s'est ainsi marié à minuit en 1833.

Des couples célébres avec une grande différence d'age !

- Molière et Armande Béjart
(40 - 18/20 ans).
- Richelieu remarié à 84 ans avec une jeune fille de 18 ans.
- Napoléon et Marie-Louise
(41 - 19 ans).
- Picasso et Jacqueline Roque
(44 ans de différence).


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