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"Quand
nos ancêtres festoyaient"
Déjà, nos ancêtres savaient organiser des fêtes
suivant des rituels bien établis.
Du cortège à la nuit de noce, tout est codifié.
Les quelques jours avant la cérémonie, les familles
s'occupent du repas, des toilettes, notamment pour l'équipe
féminine.
La robe de la mariée est traditionnellement de couleur vive,
selon les régions, la tenue est remplie de symboles. En Bretagne
les couleurs sont variées jusqu'à la première
moitié du XIXe siècle pour ensuite se transformer
en robe noire - l'apparition du blanc sera plus tardif en apparaissant
qu'à la fin des années 1890/1900.
Le futur, lui, enterre sa vie de garçon avec ses camarades
en offrant un bon repas, durant lequel les plaisanteries grivoise
ne manquent pas.
Le
matin même des noces, c'est l'occasion pour le groupe de jeunes
de se retrouver devant le domicile de la mariée et de s'exprimer
sans arrêt en simulant des barrages, s'opposant à son
mariage (allant jusqu'à essayer d'enlever la mariée)
à moins de certaines compensations.
Les noces comportent 3 moments forts :
- La cérémonie à l'église.
- Le repas qui scelle les familles.
- La nuit de fête avec la "consommation" des époux.
LE CORTEGE
Toujours organisé selon un ordre précis, il est toujours
accompagné de musiciens (en Bretagne binious et bombarde
sont de rigueur). La future mariée au bras de son père
en avant, les invités ensuite et le futur marié ferme
la marche au bras de sa mère.
L'EGLISE
Le curé
reçoit les consentements des époux, bénit le
couple, les anneaux et les pièces de monnaie qu'offre la
mari à sa femme. Le tout se fait devant témoins.
Suite au Concile de Trente, les curés étaient obligés
de tenir des registres paroissiaux. Les époux viennent signer
le registre - si les époux s'avaient écrire.
La sortie de la messe est l'occasion de jeter à la volée
aux pauvres, une poignée de grain ou des pièces -
aujourd'hui, c'est l'inverse, ce sont les invités qui lancent
les marques du bonheur.
LE REPAS
Il se fait à la maison du père de la mariée.
Les festin est à l'image de la richesse des familles.
Se déroulant le plus souvent dans la grange rénovée
pour l'occasion, le repas est très long et "gargantuesque":
canards, agneaux... le tout arrosé comme il se doit - en
Bretagne, le cidre est à l'honneur. Les chansons paillardes,
les plaisanteries, accompagnent les heures qui passent.
Le clou de la fête est le retrait de la jarretière,
un garçon d'honneur persuade la mariée de se laisser
enlever sa jarretière. Elle sera ensuite découpée
et distribuée aux jeunes. Ce n'est qu'au XIXe qu'elle sera
mise aux enchères.
Le bal est ouvert par la mariée qui doit danser avec tous
les invités.
Ensuite les mariés vont être aidés par les jeunes
filles pour s'éclipser, mais les jeunes hommes font tout
ce qu'ils peuvent pour empêcher l'escapade en multipliant
les plaisanteries - les boites de conserves derrière la voiture
d'aujourd'hui, pour signaler le départ est un reste de cette
coutume.
Les époux se retrouvent dans la chambre nuptiale, mais bien
sûr, le groupe de jeunes retrouvent le couple et c'est l'occasion
de la soupe à prendre avec une cuillère percée
(suivant les région : soupe à l'oignon, au vin épicé,
pain et lait).
Au moment du coucher, le groupe de jeunes continue les plaisanteries
les plus grasses et les jeunes veulent pouvoir témoigner
que l'acte à été fait.
LES JOURS APRES
Messes et repas offerts par les mariés, continueront à
jouer un rôle de consécration du mariage.
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