Compagnie théâtrale

 

Les Oreilles à bosse

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Théâtre en appartement : Le défunt

 

Historique :

La compagnie Orsel  1995 - 1998

La compagnie Orsel  1998 - 2001

Les pas perdus 2001

Les oreilles à bosse en Italie 2001

Echanges avec Die Obskuren 2002

Nous les héros 2003

Oncle Vania 2003

Une table pour six 2004 et 2005

Nuhaete Tehesera 2004

Le cercle de craie 2005

Obladi,Oblada, Obaldia 2005

Le cercle de craie 2006

Molière 2007

Encore plus de gens d'ici 2007 et 2008

L'éventail de Lady Windermere 2008

 

Revue de presse

 

Jumelages :

Pescia, Italie

Nürtingen, Allemagne

Plan d'accès à la MJC Oullins

 

 

Mai 2001, Oullins : Participation au spectacle Dragoulin de "De visu in situ"

Juin 2001, Oullins

"Les pas perdus"
de Denise Bonal

Mise en scène : Hervé HARTMANN

·        Hier, il pleuvait tellement que lorsque la pluie s’est arrêtée, il pleuvait encore.

·        Et votre mère comment va-t-elle ?

·        Dans tous les sens.

Avec

Danielle AUTIER, Aurélie BERNARD, Gisèle CARBONI, Guy DECHESNE, Virginie DE CUEVAS, Emilie DEVAL, Dominique DIONISI, Marie-Françoise DUMONTIER, Frédérik FERRER, Valérie GAILLARD, Charlotte GOUTAILLER,  Joseph GRILLOT, Julien GROBERT,  Didier HUET, Gilles LAIGNEL, Flore METAYER, Valérie MICHONNEAU, Mélanie RIEU, Françoise SALVATORI, Yvette SOLER

·        Avant, dans les gares, il y avait une odeur…

·        Une odeur de gare.

·        Plutôt une odeur de train.

·        Je dirai même une odeur de locomotive.

·        Oui c’est ça…

·        Une odeur, Raymond, si tu te souviens, de jambon fumé…

·        … de vieux jambon…

·        Et en plus comme une odeur de jupon de femme qui s’a assise sur de la cendre chaude.

·        T’as déjà rencontré une femme qui s’assoit sur de la cendre chaude ?

·        J’ai dit "comme". J’ai pas dit qu’elle s’a assise, j ’ai dit "comme" une qui s’a assise.

J’avais dix-huit ans. Dans un train. Debout dans le couloir. Le train s’arrête en gare de Milan. Sur le quai d’en face, un jeune homme, lui aussi debout dans le couloir. Nous nous sommes regardés. Nous nous sommes souri. L’impression de passer à côté du bonheur. Ça fait vingt ans. J’y pense encore.

Ils sont tous partis. Ceux qui furent les miens. Tous les autres.

Et les miens dont je ne sais rien.

De ce pays hospitalier leur dernière image

fut cette gare au sol glacé.

Ils sont montés dans les wagons.

Le train a lancé son nuage de fumée chaude.

Emportant au loin ceux qui ne seraient bientôt que fumée chaude.

C’était le temps des petites lumières jaunes.