NATURE
Gabriel dAnnuzio : " Je découvris çà et là, sur les revers des fossés
quatteignit lincendie, une touffe dherbe verte,
une tige de petites fleurs roses et violettes. Lâme étonnée
y voit une allusion à elle-même ".
Béjart : " Lhomme moderne na presque plus de
contact actif avec les éléments, la matière, ni même avec la gravité".
Hubert Reeves. Lespace prend la forme
de mon regard : " Etre à lécoute
de la nature pour retrouver ses racines et sancrer dans la
réalité ".
" Il fut un temps on ne parlait de soi que face à
la mer, debout sur la falaise, dans le vent et dans la pluie. A lâme
qui parlait jadis, il fallait le cercle de la solitude à tout le
moins le recueillement dune écoute. Et quil ne faut
guère moins aujourdhui que la foule, celle des pélicans,
des nains dévorant lestomac télévisuel, indifférents,
glacés, voyeurs, polis en somme ".
Pascal . Les pensées :
" Quest-ce que lhomme dans la nature ?
Un néant à légard de linfini, un tout à légard
du néant, un milieu entre rien et tout. Infiniment éloigné de
comprendre les extrêmes, la fin des choses et leur principe sont
pour lui invinciblement cachés dans un secret impénétrable, également
incapable de voir le néant doù il est tiré, et linfini
où il est englouti ".
" Que lhomme contemple donc la nature entière
dans sa haute et pleine majesté, quil éloigne de sa vue
des objets bas qui lenvironnent ".
" Tout le monde visible nest quun trait
imperceptible dans lample sein de la nature ".
" Que lhomme, étant revenu à soi, considère
ce quil est au prix de ce qui est ; quil se
regarde comme égaré dans ce canton détourné de la nature ;
et que de ce petit cachot où il se trouve logé, jentends
lUnivers, il apprenne à estimer la terre, les royaumes,
les villes et soi-même à son juste prix ".
NATURE HUMAINE
C.JUNG, Réponse à
Job, Buchet/Chastel, 1977 : "La vraie question est de savoir si l'être
humain est capable de se hisser à un niveau moral plus élevé, c'est-à-dire
à un plan de conscience plus haut... Mais il ne sait que faire de lui-même, et
il ne peut pas progresser tant qu'il n'est pas mieux averti de sa propre nature.
De ce point de vue, règnent malheureusement une ignorance effrayante et une
répulsion non moins considérable à agrandir et à approfondir le savoir
relatif de sa propre nature. Toutefois aujourd'hui il faut constater que les
esprits appartenant aux milieux les plus divers et les plus inattendus ne
peuvent plus se fermer à la conviction qu'au point de vue psychologique quelque
chose devrait se passer avec l'homme. Malheureusement ce mot "devrait"
exprime que l'on ne sait quoi faire, que l'on ignore la voie qui mènerait au
but".
NIVELLEMENT
HENRI-FREDERIC AMIEL (1851) :
"Le temps des grands hommes s'en va; l'époque de la fourmilière, de la
vie multiple arrive. Le siècle de l'individuation, si l'égalité arbitraire
triomphe, risque fort de ne plus voir de véritables individus. Par le
nivellement continuel et la division du travail, la société deviendra tout et
l'homme ne sera rien".
NOMBRE
"Ils sont considérés comme des principes organisateurs
donnant sa structure à lUnivers tout entier. La vie des
animaux et des plantes, les saisons, le mouvement des planètes,
la forme des cristaux, la musique sont régis par des relations
et des lois numériques. Ils sont des qualités et non des
quantités. Hébreu (correspondance des lettres et des nombres".
Un le tout.
Deux : principe de séparation, prise de conscience,
opposition, complémentarité, alternance, féminin, ambivalence,
dédoublement, dialectique, mouvement, combat. Lanalyse qui
détruit la réalité pour la connaître. Polaire.
Trois: tous les aspects de la manifestation - créateur - acte
de créer, créature; esprit, âme, corps; passé, présent,
futur, etc..De lanalyse à la synthèse " Avec le
trois, la tension se dénoue et lunité perdu réapparaît "
(Jung). Le trois cest lun devenu connaissable..
Nombre parfait, il conduit de la puissance à lacte. Nombre
de paix et de concorde. Réunissant les contraires : un et
deux.
Quatre : Chiffre de la terre et de lhomme (quadrupède),
le 4 symbolise la totalité du créé - quatre éléments, quatre
points cardinaux, quatre saisons, quatre phases de la lune,
quatre âges de la vie. Naturel, premier nombre divisible, (engendre
le volume selon la géométrie euclidienne). Passage de la synthèse
à la totalité.(nombre de lorientation)
Sept : Somme du chiffre 3 (ciel) et du chiffre 4 (la terre), il
représente lunion du macrocosme et du microcosme, ainsi
que la relation de dieu à lhomme. chiffre dApollon,
dieu grec du soleil, et dIshtar, déesse babylonienne de la
fertilité.
Neuf : totalité des trois mondes, la plénitude, lachèvement
et la perfection; fin dun cycle, associé au carré, au
cercle et au triangle.
Pierre Schneider. Traversées, Denoël, 1974, p. 8 : "Les nombres sont
nos maîtres. La complexité, la multitude des choix qu'ils imposent à chaque
instant, la pression incessante qu'ils exercent rendent tout problème insoluble
dès qu'il se pose à la première personne : comme si le lit du ruisseau devait
soudain accueillir les flots de l'Amazone". Retour
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