Association Plumes à connaître

(Loi de 1901)

Siège social : 12 rue du Général Lanrezac, 75017 Paris

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Quel est le principe de base de l'APAC ?

Un auteur, débutant ou non, veut soumettre, au conseiller littéraire que nous sommes un manuscrit pour connaître sa valeur, ses qualités et ses défauts, une évaluation objective et impartiale de son travail. Cet auteur accepte également en vertu du principe d'entraide de l'APAC - Association bénévole au service de l'écriture - de lire et d'évaluer les ouvrages des autres auteurs qui, eux aussi, ont envoyé leur manuscrit en lecture.

Un nombre non négligeable d'auteurs ne tiennent pas à jouer le rôle de lecteur pour des raisons qui leur sont propres et que nous respectons, même si parfois nous le regrettons. En revanche, certains de nos adhérents sont inscrits uniquement à titre de lecteurs, ce dont nous les remercions car ils nous sont précieux.

Comment procédons-nous ?

1°- Chaque adhérent reçoit, lors de son inscription, un questionnaire ( en tant qu'auteur et que lecteur). Il y précise les catégories littéraires dans lesquelles il se sent le plus à même de pouvoir émettre un avis critique. Les responsables du Comité Lecture sont donc en possession d'un fichier qui leur permet d'orienter tel type d'ouvrage (dont l'auteur aura pris soin de déterminer la catégorie en remplissant sa fiche auteur jointe au manuscrit) vers le lecteur présentant le meilleur profil.

2° - A chaque mise en lecture opérée dans un anonymat que nous essayons de préserver au maximum - afin de garantir l'objectivité de l'évaluation et de ménager toutes les susceptibilités, d'où un codage des auteurs et des lecteurs - le lecteur reçoit une fiche lecteur, fiche pré-établie qui lui sert de guide. Il a tout le loisir ensuite de laisser libre cours à sa plume pour fournir le maximum de pistes et de commentaires à l'auteur qu'il découvre, y compris en annotant au crayon le manuscrit (ce qui ne veut pas dire le réécrire car nous ne faisons pas de "rewriting", selon le terme consacré).

3° - Nous préconisons trois lectures pour un même manuscrit, car l'expérience, a confirmé que ce chiffre impair offrait la garantie d'une justesse plus grande de l'évaluation. Un quatrième lecteur, plus spécialisé que les autres, effectue une synthèse de ces fiches, synthèse qui, en dégageant l'essentiel, permet à l'auteur de se situer et de se déterminer pour la suite. Cette synthèse est souvent accompagnée de nouveaux imprimés plus informatifs, et d'un guide bibliographique de base. N'oublions pas également, au sujet de l'écriture, les articles de Jean BEAUTE dans les numéros de "Plumes Au Vent".

Que doit faire le lecteur ?

D'abord, précisons que les manuscrits que nous recevons ne sont pas toujours parfaits, loin s'en faut. Mais presque tous sont perfectibles, et c'est de ce principe que nous partons. Cependant, pour qu'un ouvrage soit bon, ou le devienne, il faut qu'il s'en dégage un certain intérêt. Le lecteur critique aura donc toujours présentes à l'esprit ces questions qui le guideront : Est-ce intéressant ? - Cela peut-il devenir intéressant ? - Comment ? - Qu'est-ce qui doit être amélioré, enrichi ? - Que doit-on supprimer ? ( car il apparaît que peu d'auteurs savent "faire court", densifier l'histoire, éviter les longueurs, les digressions hors sujet).

On se posera donc des questions sur la cohérence de l'ensemble, (que serait un roman policier incohérent), le respect de la chronologie, l'équilibre dans la construction de l'ouvrage, des différents épisodes, l'épaisseur et la richesse des personnages, des caractères, l'intérêt des différents événements, l'originalité de l'intrigue, la personnalité de l'ensemble. Soyons toujours à l'écoute de nos propres sensations ("Dommage, il manque quelque chose... - Je reste sur ma faim... - J'ai dévoré ce livre... - Je me suis ennuyé...").

N'oublions pas la qualité de l'écriture, le style, l'orthographe en elle-même n'est plus ce qui est le plus important à ce niveau ( un bon traitement de texte peut réparer certaines erreurs ), même si la multiplication des fautes peut rendre la lecture pénible. En revanche, les erreurs dans la construction des phrases, dans l'emploi des temps de verbe, (pire encore dans les conjugaisons ! ) sont à signaler. On insistera sur la qualité du vocabulaire, sur la richesse de l'expression, on soulignera les clichés et les formules toutes faites.

Il est évident que l'on parle ici surtout des œuvres de fiction romanesque, celles que nous recevons en plus grand nombre ( de la nouvelle courte au roman sous tous ses aspects ). Le théâtre, l'essai, la biographie seront également à lire avec le plus grand esprit critique (beaucoup des conseils qui précèdent peuvent s'appliquer à des genres très différents), mais avec toujours cette question en arrière-plan : Est-ce intéressant ? Si j'avais vu ce livre dans la vitrine d'un libraire, l'aurais-je acheté ?

Reste encore au lecteur à se faire comprendre de l'auteur ce qui n'est pas si facile. Prenons un exemple. Si le lecteur se contente de porter dans ses commentaires qu'il a trouvé des "longueurs", ou des "phrases mal construites", ou des "clichés" et autres "lieux communs" sans davantage de précisions, il y a fort à parier que l'auteur n'en tirera aucun bénéfice pour la simple raison que, l'ayant écrit, il juge naturellement que cela est correct... Cent fois il relira son ouvrage à la recherche du défaut signalé, cent fois il passera dessus sans le voir. Pour cette raison, le lecteur doit suivre fidèlement la fiche de lecture mise à sa disposition et noter sur le manuscrit, au crayon bien entendu, les phrases ou les passages incriminés. Ne pas s'astreindre à cette discipline serait travailler sans profit pour personne...

Avouez que ce serait dommage...

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