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Elections cantonales des 15 et 22 mars 1998.
Canton de TOURTERON.
Bienvenue sur le serveur de Christophe SAVARD.

Dernière mise à jour : 18.3.98


Je remercie vivement les personnes qui m'ont apporté leur confiance. Beaucoup m'ont assuré que le score du triple chiffre sacré était, pour le canton, et compte tenu de mon absence de racines locales, un bon score. Toutefois, je ne vous cacherais pas ma déception quant aux résultats de cette élections. Je ne peux que regretter que certains candidats n'aient été inspirés que par la reprise d'une partie seulement de mon programme. Mais, après tout, c'est de bonne guerre.

Comme Pangloss, dans Candide de Voltaire, je m'en retourne cultiver mon jardin. Ca tombe bien, c'est la saison!

Votre choix s'opérera donc entre une personnalité locale dont on ne connait que trop la tendance à l'accaparation personnelle et un Givetois qui logiquement devrait l'emporter. Après tout, je ne peux que me réjouir que ainsi, dans six mois, il n'ira pas rejoindre les rangs des personnes pointant qu chômage. Néanmoins, même s'il s'agit d'un bon cheval, je doute fort qu'il soit bon cavalier.



Poursuivre et renforcer le changement dans les Ardennes.


Depuis de trop longues années, notre canton voit sa population diminuer, les activités économiques se raréfier, le nombre d'exploitations agricoles diminuer, celles-ci devenant plus importante en surface pour demeurer rentables. Les services, les écoles quittent nos villages.

Faut-il être fataliste ? Je ne le pense pas. Si cet exode rural est particulièrement marqué dans les campagnes Ardennaises, cela n'est pas tout à fait le fruit du hasard. Le tendance nationale à l'exode vers les grandes métropoles a particulièrement été marqué chez nous en raison de la politique menée depuis 20 ans par le Conseil Général et son équipe de Droite.

Il n'est pas acceptable que nos populations continuent de quitter nos villages, alors qu'en matière de qualité de vie, celle-ci est incomparable avec les situations que connaissent désormais les villes grandes et moyennes, avec leur cortège de violence urbaine lié à la concerntration de populations en difficultées sur des secteurs restreints. Il n'est pas non plus acceptable de constater que la population Ardennaise est retombé au niveau de 1830! Tout le progrès et toute la croissance démographique dont nous avons fait montre se trouve réduit à néant sur plusieurs générations! Il est temps que cela change! Il est temps de redonner du dynamisme aux Ardennes! Cela passe par un renouveau des générations et des couleurs politiques au sein du Conseil Général des Ardennes. Cela passe par l'élection de personnes volontaristes dans chaque canton.

Donnons du dynamisme au canton de Tourteron !


Pour cela je m'engage à être toujours disponible, à l'écoute des habitants du canton de Tourteron, afin qu'ensemble nous contribuions à redynamiser nos villages et à leur rendre toute la place qu'ils méritent dans la vie du département des Ardennes.


Interview de Christophe SAVARD, candidat pour le parti Radical de gauche sur le canton de Tourteron.

C.Savard

Existe-t-il un radicalisme des villes et un radicalisme des champs?

- Historiquement, le radicalisme est plus développé dans les campagnes que dans les villes, sans doute en raison du caractère convivial de notre philosophie. Depuis ces dernières années, le radicalisme impliquant une volonté de changer la société dans le but de l'améliorer, il n'est pas surprenant, compte-tenu des difficultés que rencontrent les habitants des cités, que le radicalisme soit devenu également un radicalisme des villes.

Concrètement, quelle est la structure qui existe en Ardennes ?

- Début 1996, la Fédération des Ardennes s'est structurée, après une absence de quelques années sur le département. Jean-Philippe NADAUD, Maire de Champlin en assure la présidence. J'en suis le secrétaire Général et ai comme adjoint Daniel GRANDJEAN. Christine ADRIEN, par ailleurs candidate aux élections régionales, est trésorière de la Fédération.

Les Ardennes sont-elles représentées au niveau national?

- En effet, depuis le dernier Congrès du Parti Radical de Gauche qui s'est tenu en janvier dernier, j'ai été élu au Bureau National. Je représente désormais la région au sein des instances nationales. D'autre part, la fédération des Ardennes participe également aux réflexions de la commission chargée de notre programme politique. Grâce à cette représentation, les Ardennes peuvent se faire entendre au plan national et nous pouvons ainsi relayer les attentes des Ardennais directement au sein de l'exécutif du P.R.G.

Quelle est votre position sur l'échiquier politique ?

- Nous nous situons au Centre Gauche, à la droite du Parti Socialiste, même s'il arrive que nous ayons des idées parfois plus à gauche que lui. Bien que mettant l'individu au centre de nos préoccupations et profondément épris des libertés individuelles, nous tenons à rappeler que liberté ne signifie pas loi de la jungle.

Le PRG fait donc partie du gouvernement de Lionel Jospin.

- Dans le gouvernement de la Gauche plurielle, nous sommes la troisième formation politique en terme d'élus et de militants. Nous avons deux Ministres au sein du gouvernement : Emile ZUCCARELLI, chargé de la Fonction Publique et Jacques DONDOUX, du Commerce Extérieur.

J.P.Nadaud, E.Zucarelli et C. Savard
Quelles sont les propositions du P.R.G. pour le développement rural ?

- Cinquante années d'exode rural et d'absence de politique de développement autre qu'industrielle ont creusé le fossé entre la ville et la campagne et mis à mal la cohésion sociale. La concentration des exploitations, afin qu'elles puissent demeurer rentables, à provoqué la disparition de la plupart des petites exploitations et des métiers qu'elles faisaient vivre et dégradé en général les paysages. Les Radicaux de Gauche veulent que les activités économiques essayent de se déconcentrer et qu'elles retrouvent un caractère de proximité. Le logement en milieu rural devrait être aidé plus qu'il ne l'est actuellement. Les équipements collectifs, éléments structurants par excellence, doivent coûte que coûte, être maintenus.
D'autre part, nous appuyons le projet de loi d'orientation agricole qui repose sur la reconnaissance des rôles fondamentaux des exploitants agricoles: rôle de production, rôle dans l'aménagement du territoire et rôle social.

un paysage naturel à préserver.
Une des grandes différences existant entre le P.R.G. et les autres formations de Gauche repose sur votre programme en matière économique. Pouvez-vous nous préciser d'avantage vos propositions ?

- Nous sommes favorable à la mise en place de la semaine de 4 jours dans les grandes entreprises. Nous proposons pour cela de profondément modifier l'ensemble de la fiscalité française. Nous préconisons, entre autres, de remplacer l'assiette des cotisations sociales reposant actuellement sur la seule masse salariale paautorités des communes, en devenant un échelon obligatoire entre les communes et le département.

Sur le projet des 35 Heures ?

- La proposition gouvernementale n'est pas un xième plan destiné à faire diminuer le nombre des personnes sans travail, mais représente bel et bien une nouvelle façon de lutter contre le chômage. Je suis convaincu que la réduction du temps de travail peut créer des emplois (environ 400.000 d'après les estimations les moins optimistes). Le passage aux 35 Heures peut permettre de desserrer l'étau qui enserre l'économie en permettant un meilleur emploi des investissements, en élargissant les horaires d'ouvertures des services ou en répartissant mieux l'activité dans la journée. Si la compétitivité s'en trouve améliorée, cela aura un impact sur la croissance et l'emploi. Nous voulons une loi résolue dans ses objectifs et souple dans son application. Il n'est pas réaliste d'imposer un carcan à l'économie française. Les Radicaux de Gauche ont toujours prôné l'annualisation du temps de travail, qui permet une amélioration de la productivité de l'outil de travail en s'adaptant mieux aux commandes et permet aux salariés d'organiser leur présence au travail dans un cadre plus large que la semaine.

Et sur les emplois-jeunes ?

- Depuis 1993, les Radicaux de Gauche préconisent la mise en place des emplois que nous appelons du troisième type. Ces activités correspondent aux activités de services non-marchands, et donc non rentables (aujourd'hui) en terme économique. Nous avons totalement intégré l'économie de marché. Les activités économiques doivent pouvoir se réaliser de manière libre et efficace. Nous pouvons constater que le marché est actuellement défaillant. La preuve : 3 millions et demi de chômeurs. Le marché ne crée pas suffisamment d'emplois par rapport à la demande alors que des besoins ne sont pas satisfaits. C'est donc à l'Etat de venir relayer le marché défectueux en créant ces nouvelles activités, tout comme cela a été fait en son temps pour le téléphone. Si France-Télécom avait été une entreprise privée, jamais elle n'aurait été rentable avant ces dernières années. Désormais le marché des télécommunications est peut-être le premier dans le monde!
La philosophie des emplois-jeunes reprend celle de nos emplois du troisième type. Il nous faut cependant être vigilants afin d'éviter des dérives tentantes de remplacer des emplois existants et correspondants à des besoins actuellement satisfaits (services publics de proximité par exemple) par des emplois-jeunes.

Quelles sont vos projets et vos ambitions pour le canton ?

En tant que Radical, ma première priorité consiste à créer de l'emploi. Sur le canton, je veux mettre en oeuvre cette volonté tout en préservant les emplois existants. Cela passe notamment par l'augmentation des aides départementales à l'artisanat et par le maintient des soutiens ç l'agriculture.
Je veux aussi soutenir les différents projets des communes, tant dans le domaine de l'aménagement que sur le plan du développement économique, touristique ou de voies de communication.
Je souhaite poursuivre le développement de l'intercommunalité. L'Union fait la force comme le disent nos amis Suisses, et permet d'obtenir des financement supplémentaires des partenaires. Mais il ne faut pas cependant que l'intercommunalité se substitue à l'autoriteacute des communes, en devenant un &ecutechelon obligatoire entre ces communes et le département.


L'enjeu des élections cantonales.


Depuis la loi de décentralisation du 2 mars 1982, le Conseil Général est devenu une assemblée importante par l'étendue de ses compétences. Il est apparu comme le fer de lance de la décentralisation. Ses missions sont essentielles :


Une politique économique au service de l'emploi.


Le Conseil Général doit se mobiliser pour la politique des emplois-jeunes, voulue par le gouvernement de Lionel Jospin, dont l'inspiration vient du programme politique des Radicaux de Gauche. Grâce à une action concertée avec la Région et à un redéploiement des aides en direction des petites communes et des groupements de communes, cette politique de création des emplois dits "du troisième type" dans le domaine des services non-marchands, doit permettre à tous les jeunes concernés de voir leur rôle social affirmé en leur mettant ainsi le pied à l'étrier.
De la même manière, le Conseil Général peut accompagner, grâce à des aides à la création d'emploi, les mesures de réduction du temps de travail.


Une mission d'aménagement du territoire.


Le Conseil Général contribue à la construction et à la rénovation des routes et des collèges. Il organise les transports scolaires et les transports interurbains, notamment pour permettra à tous les habitants du département d'accéder aux services publics.
C'est bien aménager le territoire que de rendre plus homogène les relations entre la ville et la campagne, en préservant le tissu rural et le cadre de vie.


La solidarité.


L'action sociale est la principale compétence du Conseil Général. Elle représente 60% de ses dépenses annuelles de fonctionnement.
Mais aujourd'hui, l'écart se creuse dans le budget entre les charges et les ressources fiscales. Ces deux phénomènes trouvent leur origine dans l'aggravation de la crise de mutation de la société que nous vivons, avec la multiplication des situations difficiles à gérer : dépendance des personnes âgées, augmentation constante de la charge du RMI, prise en compte des handicaps, conditions de scolarisation des enfants dans les collèges.
Le Conseil Général doit, plus que jamais, être au centre de la solidarité dans les Ardennes.


Veiller à l'égalité des chances et des droits.


Le Conseil Général dispose d'une compétence en matière culturelle malheureusement sous-exploitée en Ardennes.
Echelon administratif clef entre la région, les communes et la communauté de communes, le Conseil Général est un des pivots de la politique de développement local. Il doit également organiser la concertation avec la région pour la cohérence des politiques de développement local, en particulier lorsqu'elles sont issues de l'intercommunalité.
Les relations entre les communes et le Conseil Général doivent être organisées de manière à ce que ne s'instaure pas des tutelles de fait sur les petites communes. Les relations financières doivent être établies de façon plus concertée, particulièrement pour les contingents d'aide sociale et la question des contributions aux services d'incendie et de secours.

La droite mène depuis trop longtemps une gestion passéiste et étriquée au Conseil Général des Ardennes. Cela a amplifié les effets de la mutation sociale que nous vivons depuis un quart de siècle.

Je veux faire du Conseil Général un acteur dynamique de l'économie locale, de l'action sociale et de la solidarité.


Un paysage naturel à préserver.

Pour que dès 1998, le Conseil Général des Ardennes puisse mettre en oeuvre une politique qui permette au département d'aller de l'avant et de retrouver son dynamisme et sa volonté de réussir,

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Christophe SAVARD.



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