Une plume à l'honneur
Philippe Huc-André. JHM (février 2001)
Traductrice de profession, Sandrine Roy vient de décrocher la médaille de bronze en section vers libres au concours littéraire 2001.
L'obtention de ce cinquième prix vient récompenser une jeune femme dont l'écriture a rejoint depuis bon nombre d'années les sphères d'une passion qu'elle ne cesse de nourrir. "J'ai spontanément envoyé mon poème "Métronome" comme ça, pour voir". Seulement voilà, cette petite merveille "intemporelle" n'allait pas rester lettre morte puisque l'association culturelle internationale des Arts et Lettre de France a convié Sandrine Roy a retirer sa médaille de bronze le 2 juin prochain à Caen.
Le prix de "la chanson du mois" que les internautes lui ont décerné en février dernier devrait, si toutefois la chance lui sourit, la propulser vers un monde dont les frontières dépasse largement celle de notre département.
Une âme dans la cité
Jean Desseigne. Journal "L'affranchi" (Juin 2001)
Sandrine Roy est née à Chaumont (Haute-marne) le 3 avril 1968. Elle fût un heureux évènement de mai en quelque sorte.
Bac littéraire, anglais à l'Université de Reims, anglais qu'elle enseigna pendant 10 ans. Sandrine Roy est poète authentique.
Sa poésie fluide est douce et agréable à lire mais cette qualité essentielle ne ressortit en rien à la facilité. Sous les mots simples - et ce sont les plus vrais - qui donnent son rythme musical à la poésie de Sandrine, il faut chercher ailleurs, profond dans la Cité intérieure où vibre l'âme pudique de cette jeune femme qui ne se livre pas, qui demeure en retrait et qui sait tenir "l'autre", l'importun, à distance, si nécessaire.
Un beau vers extrait de son poème "Je ne serai pas là demain" exprime ce que je viens de dire : "je vous aime trop pour vous connaître". C'est lucide, l'amour peut vous rendre aveugle parfois.
Si, par la suite, Sandrine sait éviter les écueils, les chausse-trappes, les pièges tendus à tout artiste, elle saura mener à bien sa barque sur le cours d'une rivière intacte. Des prix, récompenses justifiées, ont déjà couronnés son travail : Prix Fénélon 2000 au concours organisé par la ville de Bergerac pour son texte "Amniotiques errances"; premier prix pour un texte présenté sur Internet et faisant la promotion des jeunes auteurs de chansons; Prix "Vert de gris" de l'association des Ecrivains de Haute-Marne pour son poème "Métronome" et enfin, Médaille de bronze 2001 décernée par Arts et Lettres de France dans le cadre d'un concours international francophone.
Sandrine a le vent en poupe. Elle a plus d'une corde non pas à son arc mais à sa harpe. Sandrine est de notre terre natale, la Haute-Marne, dont le poète-philosophe, métaphysicien Gaston Bachelard disait qu'elle était riche en sources et en rivières, notre Haute-Marne est aussi riche en poètes.
Je viens de quitter Bernard Dimey, je transmets le relais à Sandrine Roy