SOS FEMMES ENCEINTES |
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ETHIQUE |
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Une société humaine digne de ce nom ne saurait tolérer le
meurtre quelle que soit la raison invoquée pour y avoir recours.
Si l'avortement, est un meurtre, aucune considération d'ordre
psychologique, social ou économique ne pourrait donc le
justifier.
Or, les faits sont là, irréfutables : l'être en gestation dans
le ventre d'une femme est bien un être humain
(voir rubrique médicale).
Dès lors, assassiner ce petit être parce qu'il n'a aucun moyen
de se défendre et de plaider sa cause, constitue une violation
caractérisée du droit de l'homme le plus
fondamental : le droit à la vie.
Il fait basculer une société entiè re dans la babarie puisque
la civilisation repose sur le primat du droit sur la force et,
particulièrement, sur le respect du droit des plus faibles. De
nombreux textes civils et religieux, de la plus haute importance
et bénéficiant d'une reconnaissance universelle reconnaissent
cette valeur sacrée de la vie humaine en général et de la vie
de l'enfant à naître en particulier.
Après la seconde guerre mondiale, le Serment de Genève, à
prononcer par tout nouveau médecin, a été adopté en 1948 par
l'Assemblée générale de l'association Médicale Mondiale.
Un des articles de ce serment est : "Je garderai le
respect absolu de la vie humaine, dès sa conception."
La déclaration d'Oslo (1970), de la même association, confirme cette phrase comme "le premier principe de morale imposé à un médecin".
La Déclaration des Droits de l'Enfant a été adoptée à
l'unanimité le 20 novembre 1959 par L'Assemblée générale des
Nations Unies.
On peut y lire dans son préambule : "L'enfant, en
raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a
besoin d'une protection spéciale et de soins spéciaux,
notamment d'une protection juridique appropriée, avant comme
après sa naissance. "
Cette charte stipule expressément, dans la Recommandation numéro 874 (article VI a), adoptée le 4 octobre 1979 par l'Assemblée du Conseil de l'Europe : "Le droit de chaque enfant à la vie, au logement, à une nourriture convenable et à un environnement adéquat dès le moment de la conception devrait être reconnu et les gouvernements nationaux devraie nt tout mettre en oeuvre pour permettre l'application intégrale de ces droits."
Signée par la France le 4 novembre 1950, publiée par décret le 3 mai 1974, elle déclare, dans son article 2 : " Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi. La mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement sauf en cas d'execution d'une sentence capitale."
Dans sa recommandation 1046 du 24 septembre 1986 (point 10) sur l'utilisation d'embryons et de foetus humains, l'Assemblée du Conseil de l'Europe déclare : "L'embryon et le foetus humain doivent bénéficier en toute circonstance du respect d\endash à la dignité humaine."
Premier livre imprimé, à la fin du XVéme siècle, la Bible
demeure aujourd'hui - et de loin!- le livre le plus traduit et le
plus diffusé au monde.
Le grand philosophe Emmanuel Kant a dit : "La Bible mise
à la disposition de tous est le plus grand bienfait qu'ait
jamais pu connaître la race humaine."
Victor Hugo écrivit : "Il y a un livre qui contient
toute la sagesse humaine éclairée par toute la sagesse divine,
un livre que la géné ration des peuples appelle le Livre, la
Bible..."
L'aide qu'un tel livre peut nous apporter pour nous orienter
dans les difficiles questions du respect de la vie ne peut être
que déterminante. Les premiers mots de La Bible
sont les plus significatifs à ce sujet. Celle-ci nous dit, en
effet : "Au commencement, Dieu créa les cieux et la
terre."
Si Dieu est le Créateur du monde, les valeurs morales qui nous
guident ne pourront donc pas dériver d'une opinion publique
fluctuante et exposée à toutes les manipulations. Elles devront
être fondées, au contraire, sur la volonté souveraine de celui
qui a fixé des lois pour régir la vie sociale de l'homme comme
il a déterminé celles qui gouvernent le monde physique et que
les scientifiques explorent peu à peu.
La
Bible se situe bien loin de l'attitude à la mode de nos
jours, qui résulte d'un individualisme exacerbé et qui veut que
chacun puisse définir comme il l'entend son code moral. Cette
mentalité relativiste est d'ailleurs en contradiction avec la
rédaction relativement récente de textes juridiques dont la
valeur est reconnue comme universelle (dont ceux que nous citons
plus haut) et la création de tribunaux internationaux pour juger
les crimes contre l'humanité.
Ces chartes et ces institutions ne font que confirmer ce que
nous dit la Bible : d'une part, la loi morale transcende
absolument les subjectivités individuelles; d'autre part, il y
aura un jugement : tout homme devra un jour rendre compte à Dieu
de la manière dont il a ou non respecté sa Loi.
Quelle est la loi de Dieu dans le domaine qui nous intéresse ici
?
La Bible ose affirmer que l'homme a été fait "à l'image
de Dieu", conférant ainsi à la personne humaine un
dignité absolue. Toute atteinte à cette dignité - la plus
grave étant l'homicide - est une atteinte au Créateur
lui-même.
La partie des Dix Commandements portant sur les relation humaines
repose sur cette inviolabilité de la personne d'autrui.
Elle culmine dans la plus import ante des lois de cette section :
"Tu ne commettras pas de meurtre."
Elle est reprise et résumée par cette loi qui en est l'âme :
"Tu aimeras ton prochain comme toi-même."
Quant à savoir si l'enfant à naître peut être considéré
comme un "prochain", c'est-à-dire si son humanité est
reconnue et si sa personne est donc inviolable de droit, la Bible
est d'une parfaite clarté sur ce point. De nombreux textes
affirment que l'enfant en gestation est sous le regard de Dieu et
que cette gestation même est l'oeuvre du Créateur souverain.
Par exemple le Psaume 139 (extraits des versets 13, 15 et 16) :
"C'est toi qui a formé mes reins (...) Mon
corps n'était pas caché devant toi lorque j'ai été fait en
secret (...) Quand je n'étais qu'une masse informe, tes
yeux me voyaient (...)"