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SOS FEMMES ENCEINTES

QUESTIONS FREQUENTES

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L'embryon est-il un être humain ?

Dès la conception, toutes les caractéristiques biologiques du futur bébé sont là, en germe dans le formidable patrimoine génétique des 46 chromosomes de l'oeuf fécondé . L'être humain en gestation va se développer d'une manière continue sans qu'il soit possible de déterminer une étape décisive qui le ferait accéder à l'humanité : celle-ci est présente dès la cellule initiale (voir rubrique médicale).

La femme ne doit-elle pas pouvoir disposer librement de son corps?

La femme, tout comme l'homme, doit effectivement pouvoir disposer librement de son corps et peut décider seule ou avec son conjoint si et quand elle veut avoir un enfant. Mais elle doit assumer la responsabilité de sa vie sexuelle car une fois que l'enfant est conçu, la décision de tuer ou de laisser vivre cet enfant ne concerne plus seulement la femme.
En effet, du point de vue biologique, l'embryon ou le foetus n'est pas un appendice du corps maternel.
Bien que logé et nourri par lui, il en est totalement distinct. Son patrimoine génétique est différent. Il fabrique son propre sang qui n'entre jamais en contact avec celui de la mère car il est souvent d'un groupe différent.
(voir rubrique médicale).

Si donc l'enfant n'est pas une partie du corps de la femme, mais un être à part entière, elle n'a aucun droit moral à disposer d'une vie qui n'est pas la sienne.

N'est-ce pas manquer d'humanité que de refuser l'avortement à une femme en détresse?

Après un soulagement immédiat dû à la disparition de son "problème", la femme prend souvent conscience du fait qu'elle s'est rendue complice de la destruction de l'enfant qu'elle portait.
Dans de nombreux cas, cela fait naître en elle un complexe de culpabilité extrêmement profond qui va l'accompagner tout le reste de sa vie et qui va provoquer toutes sortes de troubles psychiques relevant de ce que la médecine appelle maintenant le syndrome post-abortif.
Ces troubles peuvent aller d'un simple malaise intérieur et d'un sentiment de frustration à la vue de petits enfants, à des angoisses, des cauchemars, une instabilité caractérielle, un état dépressif plus ou moins profond, une tendance à l'abus d'alcool et de médicaments, des tentatives de suicide.
Il faut aussi savoir que l'avortement, qui est un acte de "violence" exercé dans le corps de la femme, peut avoir des conséquences physiques non négligeables pour celle-ci, et en particulier la stérilité.

La détresse d'une femme enceinte en difficulté doit ête soulagée par une aide relationnelle, sociale et économique. Cette aide doit être appropriée pour la mère, la famille et, si nécessaire, pour l'enfant après la naissance.
L'avortement, solution proposée par la société, ne résout pas le problème de fond de la femme.

L'avortement ne doit-il pas être permis en cas de viol ?

Nous pouvons constater que la nature est bien faite. On a observé un lien significatif entre la qualité de la relation sexuelle et la fécondité d'une femme. Il en résulte qu'il est rare qu'une femme devienne enceinte suite à un viol.
Toutefois, dans le cas où cela se produirait, il faut savoir qu'un avortement est toujours un traumatisme pour une femme
Faire subir un avortement à une femme enceinte suite à un viol, consiste donc à ajouter un deuxième traumatisme à celui qu'elle vient de subir !
D'autre part, l'enfant conçu suite à un viol est innocent de la violence faite à sa mère et il serait injuste de lui faire payer de sa vie le crime du violeur.

Le fait de porter un enfant est, indépendamment de la situation de détresse dans laquelle peut se trouver une femme, un événement profondément bienfaisant sur le plan psychique.
Le témoignage de la canadienne Gitane Maltais, violée à l'âge de 15 ans, montre qu'une femme peut être psychologiquement guérie du traumatisme du viol par l'effet positif de sa grossesse dès lors qu'elle accepte l'enfant conçu.

Si elle est trop jeune ou qu'elle ne se sent pas capable d'assumer l'éducation ou la charge de l'enfant après sa naissance, elle peut par exemple le confier à une famille d'accueil ou à un couple stérile. Ce sera pour eux une joie de le prendre en charge. (Ce fut le cas de Gitane Maltais).